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Ils ont tout quitté pour la coiffure : 3 reconversions inspirantes

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3 témoignages de reconversions réussies dans la coiffure après 30 ans. CAP coiffure adulte, financement CPF, réalités du terrain. Parcours inspirants.

Se reconvertir dans la coiffure après 30, 40 ou même 50 ans est possible. Pas facile, pas sans sacrifices, mais possible. Ces trois profils ont vécu la transition de l'intérieur. Leurs parcours permettent de comprendre ce que ca implique vraiment : les démarches, les doutes, les surprises, et ce qu'ils feraient différemment s'ils recommençaient.

Profil 1 : Marie, 38 ans, ancienne comptable

Marie a travaillé 14 ans en cabinet comptable. En 2023, elle décide de se former à la coiffure. "J'aimais mon travail, mais je passais mes week-ends à coiffer les copines. A un moment, j'ai fait le calcul : soit je continuais à le faire gratuitement, soit j'en faisais un métier."

La formation choisie : CAP Coiffure en formation continue dans un centre privé à Lyon, 11 mois intensifs. Cout : 5 800 euros, intégralement financés par le CPF.

Le plus difficile : "Revenir sur les bancs de l'école à 38 ans avec des gamins de 18 ans. La première semaine, j'avais l'impression d'être invisible. Après ça s'est arrangé. Et finalement, j'avais un avantage : la rigueur, l'organisation, la relation client. Ca vient pas d'une formation, ca vient des années de bureau."

Ce qu'elle ne savait pas avant : "Que mes mains souffriraient autant. Les premiers mois, j'avais des douleurs aux poignets chaque soir. Il faut vraiment prendre soin de ses mains. Et les produits chimiques, je m'y attendais, mais l'intensité de l'exposition m'a quand même surprise."

Aujourd'hui : Marie travaille dans un salon à Lyon en CDI depuis 18 mois. Salaire net : 1 650 euros. "Moins qu'avant. Mais je chante en allant travailler. C'est pas rien."

Son conseil : faire un stage d'observation d'une semaine minimum avant de s'engager dans la formation. "Il faut être debout, dans l'humidité des bacs, à sentir les produits pendant 8 heures. Si vous ne supportez pas ca, n'y allez pas."

Profil 2 : Thomas, 42 ans, ancien cadre commercial

Thomas était directeur commercial dans une PME industrielle. Burn-out à 40 ans, arrêt de travail de 6 mois, puis reconversion radicale. "La coiffure, ca m'a sauvé. J'y allais depuis l'enfance chez mon oncle coiffeur. Je savais que c'était ce que je voulais faire."

La formation choisie : CAP Coiffure en alternance dans un salon à Toulouse, 2 ans. Formation gratuite + rémunération d'alternant.

Le plus difficile : "Trouver le patron qui voulait bien d'un alternant de 42 ans. J'ai envoyé 30 candidatures. J'ai eu 4 réponses, 2 entretiens, 1 contrat. Il faut être persévérant et ne pas avoir honte de ce qu'on fait."

Ce qu'il ne savait pas avant : "Que les techniques de vente que j'avais apprises pendant 20 ans allaient être aussi utiles en salon. Les ventes de produits, le conseil client, la fidélisation. J'étais meilleur que des coiffeurs avec 10 ans d'expérience sur ces sujets-là."

Aujourd'hui : Thomas a terminé son CAP il y a 8 mois. Il prépare son BP Coiffure en alternance. Son objectif : ouvrir un salon dans 3 ans. Pour les démarches d'ouverture, l'article sur ouvrir un institut beauté donne les bases communes aux deux secteurs.

Son conseil : "Soyez humbles sur les techniques, mais n'ayez pas peur de valoriser vos compétences transversales. Un patron de salon a souvent besoin de quelqu'un qui sait vendre, pas seulement coiffer."

Profil 3 : Sylvie, 51 ans, ancienne infirmière

Sylvie a exercé 25 ans comme infirmière libérale. A 49 ans, des problèmes de dos la forcent à réduire son activité. Elle se tourne vers la coiffure, un rêve de jeunesse qu'elle n'avait jamais réalisé. "Mes parents ne m'avaient pas laissé. J'ai attendu 30 ans, mais j'ai fini par y aller."

La formation choisie : CAP Coiffure en candidat libre, préparé en 14 mois avec l'aide d'une formation à distance Qualiopi (1 500 euros via CPF) + stages dans un salon partenaire.

Le plus difficile : "L'isolement de la préparation en candidat libre. J'avais des cours, mais pas de classe. Et l'examen pratique est vraiment stressant quand on est peu habitué aux examens."

Ce qu'elle ne savait pas avant : "Que son passé d'infirmière serait un atout énorme. La relation de soin, l'attention aux personnes âgées, la vigilance sur les contre-indications des produits chimiques pour les personnes sous traitement. Tout ca, je l'avais naturellement."

Aujourd'hui : Sylvie travaille à temps partiel dans un salon proche de chez elle, 3 jours par semaine. "Je ne cherche pas à m'enrichir. Je cherche à travailler avec plaisir pendant encore 10 ans. C'est gagné."

Son conseil : "La formation candidat libre, c'est possible mais c'est dur. Si j'avais à refaire, je mettrais plus d'argent dans une formation avec du présentiel. Les stages sont indispensables."

Ce que ces trois parcours ont en commun

Malgré leurs différences de profil et de parcours, Marie, Thomas et Sylvie partagent plusieurs points.

Ils avaient tous pratiqué avant de se former. La coiffure était déjà dans leur vie : pour les copines, en famille, comme loisir. La formation a professionnalisé une passion existante, pas créé une vocation ex nihilo.

Aucun n'a regretté la transition sur le plan humain, même si les salaires ont baissé pour ceux qui venaient de postes bien rémunérés. La relation directe avec les clients, le résultat visible du travail, le sens du geste : ces éléments compensent pour ceux qui en avaient besoin.

Les compétences transversales ont tous facilité leur intégration : rigueur comptable, sens commercial, relation de soin. La coiffure n'est pas qu'une affaire de technique.

Les premiers mois sont les plus difficiles. La fatigue physique, les petits salaires, le retour à l'apprentissage : tout se cumule. Ceux qui passent ce cap s'en sortent bien.


La reconversion dans la coiffure est un projet sérieux qui demande préparation et lucidité. Explorez les formations coiffure CPF disponibles et lisez notre guide complet sur la reconversion adulte en coiffure.

FAQ - Reconversions coiffure

Peut-on se reconvertir dans la coiffure sans avoir jamais pratiqué ? C'est possible mais plus risqué. Les trois profils ci-dessus avaient tous une pratique préalable. Un stage d'observation préalable est vivement recommandé avant de s'engager dans une formation.

L'alternance est-elle vraiment difficile à obtenir pour un adulte de plus de 35 ans ? Oui. La plupart des salons préfèrent les alternants jeunes. Mais c'est possible : Thomas l'a fait à 42 ans. Il faut un argumentaire solide sur vos compétences transversales et beaucoup de persévérance.

La baisse de salaire est-elle inévitable lors d'une reconversion coiffure ? En début de carrière, oui. Un coiffeur débutant gagne entre 1 380 et 1 550 euros nets, souvent moins qu'un cadre en reconversion. La montée en salaire est progressive avec l'expérience.

Le CPF suffit-il pour financer une formation CAP Coiffure ? Dans la plupart des cas oui, si vous avez un solde CPF suffisant (4 000 à 6 000 euros selon les formations). Pour les restes à charge, consultez notre article sur les solutions de financement complémentaires.

Peut-on travailler en salon tout en préparant le CAP en candidat libre ? Oui. C'est l'avantage principal de la voie candidat libre. Mais la charge de travail est importante : gérer un emploi, une vie personnelle et la préparation d'un examen demande une vraie organisation.

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